Anna Latron

Anna Latron
Depuis plus de 10 ans et après une école de journalisme, Anna Latron met sa plume au service de l’information en collaborant à plusieurs magazines, sites et radios. C’est en réalisant un dossier sur l’imperfection heureuse qu’elle rencontre Hélène Bonhomme dont elle est aujourd’hui collaboratrice, notamment pour le programme de formation continue du « Village ». Mariée à son Fabuleux depuis 9 ans et après avoir traversé un cancer, Anna débarque dans l’univers de la maternité il y a 6 ans en devenant maman d’Alexis, atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. Une confrontation à la différence qui met cette jeune maman face à un défi : accepter les limites de son enfant, mais surtout les siennes, en choisissant la voie de la liberté ! Quant à Aymeric, le petit frère d’Alexis, c’est un fabuleux bêtisier de 2 ans qui pousse sa maman à persévérer dans l’acceptation de sa propre imperfection !

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Ce que je (me) souhaite pour 2019

De la soupe. En ce soir de début janvier, tout ce à quoi mon estomac aspire, c’est de la soupe. Après le marathon gustatif des fêtes (allez, soyons honnête, on peut carrément parler de suicide gastrique à la mode alsacienne), je ne rêve que de légumes et de fruits sous toutes leurs formes : crus, cuits, en compote ou en smoothie. Pourtant, il y a encore des restes. Mon frigo regorge de mont d’or, de truite fumée et autres marrons glacés à terminer. Mais mon estomac n’en peut plus : il demande une trêve.

Même chose pour mon cerveau : il a besoin d’une pause.

À l’aube de chaque année (approximativement aux alentours du 2 janvier), je me retrouve face au même mécanisme, épuisant les dernières pauvres petites réserves d’énergie qui me restent après un mois de décembre mené tambour battant et une période de fêtes en famille certes sympathique mais qui me met en général sur les rotules : mon esprit prend toute la place et se met à broder autour du thème de la nouvelle année. Alors que je me sens à plat, lui se porte comme un charme, échafaudant les scénarios les plus farfelus. Lire la suite…

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Clotilde Dusoulier : “Nos pensées créent notre réalité”

© Fabien Courmont

À 38 ans, Clotilde Dusoulier, auteure culinaire, blogueuse et maman de deux petits garçons, partage ses découvertes en matière de développement personnel. Depuis avril 2017, les épisodes de Change ma vie : Outils pour l’esprit* qu’elle publie chaque jeudi ont été écoutés 2,7 millions de fois. Au menu de ses réflexions : l’image de soi, notre relation aux autres ou encore la gestion de nos émotions. Rencontre avec une mompreneuse dynamique qui s’est réconciliée avec ses émotions.

Comment présenter votre podcast en quelques mots ?

Dans « Change ma vie », je m’attache au bénéfice de la responsabilité : je fais valoir aux auditeurs les avantages qu’il y a de prendre la responsabilité de ce qui leur arrive.

En étant responsable, on a un levier : c’est là que se concentre toute notre liberté. Quand on se place en tant que victime, on ne peut plus rien faire. Je veux inviter chacun à reprendre sa place, avec les cartes qui lui ont été données. Pour moi, rester acteur, c’est la clé de tout.

Notre épanouissement, c’est à nous de le créer ! Si on veut le ressentir, il faut le créer intentionnellement car notre cerveau est programmé pour gérer notre survie, pas notre épanouissement ! À nous de nous procurer le mode d’emploi pour mettre à profit ce fonctionnement pour vivre la vie dont on a envie. Lire la suite…

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Le sapin, côté verso

J’adore le sapin de Noël. Pas les sapins de Noël en général : LE sapin de Noël en lui-même.

J’aime tout le concept :

L’étoile en haut de la cime, les guirlandes – lumineuses ou pas – les boules – magnifiques en verre ou assez moches en papier mâché, confectionnées par les enfants – l’odeur qui envahit le salon, les épines qui jonchent le sol au bout de trois jours.

Quand j’étais petite, je passais un mercredi après-midi chez mes grands-parents spécialement pour l’occasion : décorer leur sapin. Il était absolument énorme, pas riquiqui posé sur une table basse comme chez mes parents. Ses branches envahissaient tout le salon. Ses décorations remplissaient deux cartons entiers que mon grand-père remontait de la cave avec toutes les peines du monde. Lire la suite…

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Corvée de cadeaux

Décembre, c’est le mois des questions. Celles qui vous occupent l’esprit pour ne plus le quitter. Qui ne vous laissent pas de répit, encore moins à 4 heures du matin.

Il y a d’abord LA question : que va-t-on donc bien pouvoir offrir à ces enfants déjà archi-pourri-gâtés dont les chambres débordent de jeux en tout genre ? Et encore, moi, j’ai à peu près une vague idée d’un truc simple à leur offrir et qui leur ferait plaisir… mais il faut en plus donner des idées aux grands-mères, aux parrains et marraines, aux oncles et tantes : autant vous dire que trouver des idées va me causer quelques insomnies de plus !

Bref, un cauchemar.

Vient ensuite la question subsidiaire : et le Fabuleux ? Que lui offrir ? Personnellement, c’est mon angoisse à chaque Noël (et à chaque anniversaire) : Monsieur n’a jamais envie de rien. Enfin, si, il peut avoir une envie, mais il la révèlera approximativement, après mûre réflexion, aux alentours du 8 janvier : et moi, à tous les coups, j’aurai tapé à côté. Et si vous commettez l’affront de lui offrir un vêtement, il vous en fait le reproche pendant les 364 jours suivants. Lire la suite…

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Aider ou être aidée ?

Telle est la question.

C’est en tous cas la question du moment chez les Fabuleuses. Depuis quelques semaines maintenant, on vous parle d’aide, d’écoute active, d’entraide entre mamans. On vous a concocté un ebook, on prépare même un événement.

On vous explique que vous pouvez aider.

Pour apporter ma petite pierre à ce nouveau fabuleux édifice, j’ai envie de vous raconter une petite histoire. Celle d’un coup de fil reçu au printemps dernier.

Voici la situation : je profite d’une semaine sans enfants – chose rare et précieuse – pour m’offrir une balade sur la plage après le travail (car oui, si je n’ai ni la chance de pouvoir sortir au théâtre un soir de semaine ni la possibilité de me faire livrer des sushis à domicile, j’ai le privilège d’habiter près de l’océan).

C’est alors que mon téléphone se met à vibrer. Lire la suite…

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“Le cycle menstruel n’est pas une punition !”

Gaëlle Baldassari accompagne les femmes pour mieux comprendre leur cycle menstruel. Coach physio comportementale, elle veut leur permettre de découvrir que leur cycle agit comme un coach interne puissant, efficace et gratuit !

Vous comparez le cycle à une session de surf. Pourquoi ?

Cette métaphore m’est venue comme une évidence : elle était assez imagée, mais aussi dénuée de toute croyance. Dans une session de surf, on alterne plusieurs phases, dont certaines sont très énergiques, et d’autres faites d’attente et de repos. Quand on voit la vague arriver, on est d’abord en pleine prise d’élan, on rame de toutes nos forces ! Ensuite, debout sur notre planche, on rayonne, on profite, puis on se retrouve dans le tube de la vague. Enfin, après avoir pris la vague, on est posé sur notre planche et on se repose. Cet enchaînement reflète parfaitement ce qui se passe au cours d’un cycle : on est pleines d’énergie, puis on rayonne, puis on est secouées par nos émotions et enfin, on se repose. Lire la suite…

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« On s’organise comment, pour Noël ? »

C’est, en substance, le message reçu par une amie proche de la part de sa belle-sœur. On est mi-novembre. Elle l’a reçu il y a un mois. Voilà donc la situation : mi-octobre – soit plus de 2 mois avant l’échéance – cette amie devrait déjà avoir :

  • décidé de son jour de trajet pour rejoindre sa belle-famille,
  • arrêté la liste de cadeaux prévue pour ses enfants, pour ceux de sa belle-sœur
  • défini le menu du réveillon, bien évidemment.

Au détour d’une conversation, je raconte l’anecdote à une autre amie. Elle me répond :

« Moi, je vais fêter Noël sept fois, cette année. »

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Il ne parle pas

Alors, ta journée ?

LA question semble ne pas bien tomber, ce soir. Je retenterai le coup plus tard. Oui, plus tard. Il y a quelques années, je n’aurais pas retenté le coup « plus tard », j’aurais rongé l’os jusqu’à atteindre la moelle, et TOUT DE SUITE.

J’aurais posé la question à mon Fabuleux, encore et encore, avec ses variantes :

Il y a eu un souci ?

Le boulot, ça s’est passé comment ?

Ta réunion s’est déroulée comme tu voulais ?

Sans réponse, la phase « vénère » aurait immédiatement succédé à la phase questionnement :

Mais pourquoi tu ne me racontes jamais rien ?

Sympa, la soirée face à un mur !

Qu’est-ce que j’ai fait ?

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Mode bienveillance requis

Retour à la maison après une longue journée de travail. Alors que le jour décline et que le thermomètre affiche des valeurs hivernales, je n’ai qu’une seule envie : me lover dans le canapé sous un plaid moelleux avec mon livre du moment.

Un cadeau que je peux exceptionnellement m’offrir :

les enfants passent quelques jours de vacances chez leur grands-parents. Avec la ferme résolution de passer un 18-20 réunissant tous les éléments échappant à mon quotidien de maman – à savoir : calme, sans horaire à respecter, sans repas à anticiper – , j’enclenche la bouilloire pour accompagner ce moment de kiff d’un bon petit thé.

Me voilà à peine installée dans le canapé que, déjà, je me relève : j’ai oublié d’ouvrir le courrier. Dans la pile, une lettre administrative à en-tête officiel qui n’augure rien de bon. Le temps de parcourir le courrier, mon plan « kiff à bouquiner dans le canapé » tombe à l’eau.

Une tracasserie administrative supplémentaire concernant le dossier médical de mon aîné. Alors que les démarches devenaient, depuis quelques mois, plus légères et moins fréquentes, ce courrier douche, en quelques lignes seulement, l’espoir d’entrevoir la fin d’un morceau de notre parcours du combattant.

Me voilà envahie par une litanie de pensées.

« Encore un dossier à gérer »

« Encore des démarches et des rendez-vous »

« Il va falloir établir une stratégie »

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Soulagée, pas délivrée

Nous approchons. À l’arrière de la voiture, les enfants le sentent et s’agitent. Numérobis se fend d’un énième

« On arrive bientôt ? »

Sous les frondaisons, le petit chemin de terre apparaît bientôt et, avec lui, les vacances de mon enfance :

  • les parties de cache-cache dans la sous-pente,
  • les cabanes dans les bois,
  • les pique-nique au bord de l’étang,
  • les constructions d’écluse dans les cours d’eau,
  • les goûters avec les cousins,
  • les petits déjeuners interminables,
  • les soirées jeux de société au coin du feu.

Comme à chaque arrivée, un doux sentiment m’envahit : celui de l’appartenance et de la transmission.

Je suis heureuse que mes enfants vivent ici, eux aussi, des moments simples qui, au fil des ans, les attacheront à ce lieu emblématique de ma famille devenu son point de ralliement : la maison de famille.

Nous ouvrons la porte qui, depuis que je l’ai franchie alors que j’avais à peine quelques jours, émet toujours le même grincement sec. L’odeur qui saisit mes narines est semblable à celle qui règne ici à chaque début d’automne : celle du bois sec mêlé au parfum des pommes fraîchement cueillies.

Les garçons, eux, ont déjà filé à l’étage où ils retrouvent boîtes de Duplo et albums du Père Castor quinquagénaires.

Entre les balades dans les chemins couverts de feuilles mortes et les visites chez les cousins, le week-end file à toute allure et, bientôt, vient l’heure de la séparation.

Vacances scolaires obligent, nous laissons les garçons pour une grosse semaine à leurs Fabuleux grands-parents.

Place au ballet du départ.

Dernier câlin pour le petit comme pour le grand, dernière précision quant à la localisation du cahier de textes et des chaussons, dernier conseil de fille à mère pour gratter un quart d’heure de sommeil le matin, et nous voilà, mon Fabuleux et moi, en route vers…

….la liberté ?

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Tu veux combien d’enfants ?

Ça paraît anodin, comme ça, mais ça ne l’est pas. Ce genre de petite question posée juste comme ça, histoire de. Histoire de faire la conversation ; histoire de dire quelque chose ; histoire de paraître concerné ; histoire de se projeter, aussi. Certainement.

« Tu veux combien d’enfants ? »

Et ses variantes :

« Quand tu étais petite, tu t’imaginais avec combien d’enfants ? »

« Avec ton Fabuleux, c’est quoi votre chiffre ? »

Cette question – et ses variantes – je la trouve d’une violence extrême. Car pour moi, elle dépasse de beaucoup la simple curiosité : elle me paraît intrusive, impudique, déplacée.

J’y vais un peu fort ? Peut-être, mais j’assume.

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Café 13

Rencontrer sa maîtresse, le stress

Chaque année, c’est la même chose : quelques semaines après la rentrée, je demande à rencontrer la maîtresse de mon grand (mon fabuleux enfant différent) pour faire le point. J’ai beau avoir déjà quelques rentrées à mon actif, force est de constater que je n’y arrive toujours pas avec le cœur léger. C’est même carrément le contraire.

Voilà le topo : tout le week-end, j’ai ruminé.

Tout le week-end, je l’ai observé, surtout pendant les devoirs. Je devrais plutôt dire : pendant l’épreuve des devoirs. Relancer son attention, le guider sans le brusquer, l’encourager sans le survaloriser. Et hier soir, dimanche, en me glissant sous les draps pour me requinquer et attaquer la semaine en forme, boule au ventre et pensées en boucle.

L’institutrice sera-t-elle à l’écoute ? Et moi, comment veiller à être aussi à l’écoute de ses observations, de ses questions ? Comment présenter les choses sans les asséner ?

Comment paraître concernée mais pas pénible ?

J’en ai trop entendu, des histoires de parents surprotecteurs et d’instit excédées par les mères poules convaincues que leur enfant est totalement hors norme…

Je tourne et vire dans le lit. Le sommeil finit par m’emporter pour quelques heures de répit. Au réveil, toujours la boule au ventre. Lire la suite…

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Des spéculoos sur la banquette arrière

Je suis à la bourre. Gravement à la bourre.

Je vous fais le topo : je quitte mari, enfants, chien et poules pour 48 heures. Oui, je sais, c’est le rêve. Sauf que je dois absolument quitter la maison dans les cinq minutes qui viennent, sinon je vais faire poireauter les quatre personnes venues de l’autre bout de la France qui m’attendent à la gare.

Il ne me reste qu’une dernière chose à faire (après avoir saoulé mon Fabuleux avec une énième recommandation alors qu’il va gérer comme un chef) : retirer siège auto et rehausseur pour faire de la place sur la banquette arrière…

et, accessoirement, éviter de devoir faire demi-tour dans vingt kilomètres parce que mon Fabuleux m’aura appelé :

« T’es partie avec les sièges ! Je fais comment pour partir en balade avec les garçons ?? »

(Ne pas oublier que même s’il va gérer comme un chef, il m’en veut un peu de quitter le navire, même si c’est tout à fait inconscient)

Bref, revenons à ma banquette arrière. Je perds trois litres de sueur à simplement défaire les ceintures transférer les sièges dans la voiture de mon Fabuleux… Lire la suite…

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Tenir toute l’année, c’est possible ?

« Pas trop dure, la rentrée ? »

C’est LA phrase du moment. Je lui ai décerné ce titre après l’avoir entendue à peu près partout. A la boulangerie, à la sortie de l’école, à la poste (oui, oui), au bureau et dans à peu près toutes mes conversations téléphoniques depuis le 3 septembre. À cette question qui figure sur toutes les bouches, les réponses varient assez peu :

  • « C’est tendu »
  • « Je cours sans arrêt »
  • « Je suis sur les genoux »
  • « Jamais on ne tiendra sur la longueur »
  • « Les enfants sont déjà crevés »
  • « Vivement les vacances », etc.

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Mon mec me fait rire

Les enfants sont couchés.

Alors que nous débarrassons la table du dîner, mon Fabuleux raconte une anecdote du boulot. Et là, la chute :

« Alors tu comprends, le mec était fier comme s’il avait un bar-tabac ! »

Comprendre : il était fier comme Artaban. Un jeu de mots élaboré par Coluche il y a presque trente ans. Coluche qui fait partie de mon quotidien depuis presque dix ans, puisque mon Fabuleux l’emploie – presque – à toutes les sauces.

Exemple : Notre aîné termine une tour de Kapla. Son père et moi sommes sommés de tomber ébahis devant tant d’ingéniosité. Débriefing de la situation par mon Fabuleux :

« Il a cru qu’il était sorti de la cuisine à Jupiter ? »

Comprendre : sorti de la cuisse de Jupiter. Encore une colucherie que mon Fabuleux aime manier à tout bout de champ.

Je dois avouer que c’est une des choses qui m’ont attirée chez lui.

Son humour. Sa répartie. Certainement parce que j’en manque ! Petite, on me disait susceptible, dépourvue d’humour sur moi-même. Ça n’est pas faute d’avoir été à bonne école avec mes frères, mes cousins et mes oncles. Mais bon, apparemment, ça n’a pas suffi : j’ai tendance à me vexer facilement et à prendre les choses très à cœur (surtout quand je suis dans ma belle-famille, j’avoue). Lire la suite…

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Les (fameux) pleurs de l’école

« Non, maman, pas travailler ! »

Je m’accroupis pour le serrer dans mes bras et l’embrasser dans le cou. Un long câlin qui ne le calme pas, bien au contraire. Le voilà désormais agrippé à moi. Ses larmes coulent le long de ses joues rebondies. Après lui avoir bien expliqué que « maman revient bientôt » et qu’il va bien s’amuser avec ses copains, je lui adresse un dernier au revoir de la main, envoie un bisou en l’air et tente de m’éloigner. Peine perdue : il me court après jusque dans l’escalier.

Depuis maintenant une semaine, cette scène se reproduit chaque matin.

Je dois me rendre à l’évidence :

malgré ce que j’avais imaginé, cette première rentrée à l’école est une épreuve pour Numérobis. Alors que je le sentais fort, petit garçon indépendant et fonceur, son entrée en petite section révèle un enfant émotif et qui a du mal à quitter ses parents. Car la scène de séparation avec son Fabuleux papa fut la même le matin où il l’a emmené à l’école. Lire la suite…

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Moi, maman sans copine devant le portail

La demie va bientôt sonner.

Je regarde le trottoir se remplir de parents. Ceux qui ont attendu ce moment toute la journée : l’ouverture du portail de l’école. Ceux qui sont encore happés par leur travail et qui pressent le pas pour éviter un retard qui, le premier jour, serait franchement mal venu… et mal vu. Mais surtout, il y a les mamans qui papotent. Elles se racontent leur été, échangent sur le matin de ce jour si particulier : il a fallu les lever à 7 heures, autant dire un exploit après deux mois de grasses mat’ !

Je sens mon cœur se serrer et la nostalgie monter en moi :

sur ce morceau de trottoir, dans la douce lumière de cette fin d’après-midi de septembre, je suis bel et bien seule. Seule avec ces sentiments mêlés : joie et appréhension de les retrouver. Seule, aussi, avec toutes ces questions : Numérobis a-t-il pleuré toute la journée ? A-t-il dormi à la sieste ? A-t-il obéi un minimum ? Et comment se sont passées les retrouvailles de mon aîné avec son AVS ? Et sa « rencontre » avec sa nouvelle maîtresse ? Lire la suite…

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La mélodie de la gratitude

« Merci, quand je te dis merci

Je ne suis pas seulement polie

Ce n’est pas une obligation

Ni un vestige d’éducation

(…)

Vous offrir ma reconnaissance

C’est exprimer avec puissance

Les bienfaits dont la jouissance

Ne découle que de votre présence »

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Petite mythologie des draps propres

Se glisser dans des draps propres : c’est, depuis toujours, l’un de mes petits bonheurs. Un véritable « kif », dirait Florence Servan-Schreiber. Comme si, au moment de me coucher, une bouffée d’air frais m’accueillait, m’offrait un instant de délassement après une longue journée.

Mais ça serait trop simple de juste savourer ce bonheur simple. À peine me suis-je glissé sous les draps et ai-je humé le doux parfum de propre que je pense déjà à l’après. Lire la suite…

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Aux mamans héroïques

Aujourd’hui, mes règles me mettent K.O. La scène est pathétique : je suis pliée en deux, avec cette désagréable impression d’avoir une enclume à la place de l’utérus. Heureusement, comme je travaille chez moi, je peux m’allonger. Le ventre lesté d’une bonne bouillotte (oui, je sais, il ne faut pas, ça file des varices), je tente de continuer à travailler sur mon ordinateur.
Impossible. Les contractions, trop puissantes, m’empêchent de me concentrer pour terminer mon travail. Et l’heure qui tourne.

« Dans ½ heure tu dois être à la sortie de l’école, alors ressaisis-toi », me murmure ma petite horloge intérieure.

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Je suis la seule à savoir

On peut croiser ce petit bonhomme sans s’apercevoir de rien. Sauf s’il se met, brusquement, à émettre des bruits bizarres et à effectuer des mouvements étonnants avec ses bras et dodeliner de la tête.

Derrière lui sur le trottoir qui nous mène à l’école, observant sa démarche particulière, je le regarde avec attendrissement. Près de 7 ans après être devenue mère de cet enfant particulier, j’ai appris à savourer le moindre détail : Lire la suite…

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Mon corps, ce boulet

Longtemps, j’en ai voulu à mon corps. Ce boulet.

Alors que ma vie était en plein essor – un boulot passionnant, un appart’ indépendant, une romance pleine de promesses – il m’avait plantée. À tout juste 24 ans, il avait osé me lâcher.

Exit l’indépendance de la vie active, l’effervescence des petits matins à la radio, l’insouciance d’un quotidien vécu à 100 km/h. Lire la suite…