Anna Latron

Anna Latron
Depuis plus de 10 ans et après une école de journalisme, Anna Latron met sa plume au service de l’information en collaborant à plusieurs magazines, sites et radios. C’est en réalisant un dossier sur l’imperfection heureuse qu’elle rencontre Hélène Bonhomme dont elle est aujourd’hui collaboratrice, notamment pour le programme de formation continue du « Village ». Mariée à son Fabuleux depuis 9 ans et après avoir traversé un cancer, Anna débarque dans l’univers de la maternité il y a 6 ans en devenant maman d’Alexis, atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. Une confrontation à la différence qui met cette jeune maman face à un défi : accepter les limites de son enfant, mais surtout les siennes, en choisissant la voie de la liberté ! Quant à Aymeric, le petit frère d’Alexis, c’est un fabuleux bêtisier de 2 ans qui pousse sa maman à persévérer dans l’acceptation de sa propre imperfection !

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La résilience est un chemin

Nous avons toutes nos blessures. Nous traversons toutes la souffrance. Nous vivons toutes des épreuves. Pas question ici de les comparer.

Plutôt que de “mesurer ta douleur à celle des autres, ni même de comparer ta manière de la gérer avec celle des autres”, comme le dit si bien Rebecca Dernelle-Fischer, laisse-moi aujourd’hui te prendre par la main et te proposer un petit voyage au pays de la résilience. Lire la suite…

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Les Fabuleuses « pour de vrai »

Ce qui nous motive vraiment, au sein de l’équipe des Fabuleuses, ce qui constitue vraiment le carburant de notre engagement, c’est de vous voir “pour de vrai” :

  • Vous voir sourire.

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Souple et solide à la fois

Ils sont nombreux, ces moments où j’ai envie de crier.

Crier parce que c’est injuste.

Parce que la différence de mon fils – invisible aux yeux de beaucoup – me revient en pleine face à l’occasion de petits détails de la vie sans importance.

Quand, au square, je le vois incapable d’entrer en relation avec un enfant de son âge. Quand, au moment de passer à table, je lui donne l’assiette en plastique bleu – que son frère plus jeune réclame pourtant – parce que je sens qu’il fait une fixation dessus et qu’il n’arrivera pas à passer à autre chose.

Quand il tient des propos curieux pour un enfant de son âge – « néanmoins », « ne serait-ce que » – et que son auditoire reste médusé devant un tel vocabulaire tandis que moi, j’entends les intonations et le style adultes plaqués sur l’histoire maladroite d’un enfant de 7 ans.

Quand j’ai du mal à cacher mon énervement et qu’il me demande, comme pour valider qu’il a bien appris sa leçon : « Maman, tu es fâchée ? Est-ce que c’est bien ça ? »

Je sais désormais que non, ça ne « passera » pas. Lire la suite…

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J’ai laissé mes enfants “s’ennuyer”

J’ai beau crier sur tous les toits que je ne suis pas une experte en pâte à sel et encore moins en peinture sur bois, je me suis souvent retrouvée, à la veille des vacances ou d’un long week-end en solo, confrontée à LA question :

« Comment vais-je les occuper ? »

Une fois additionnées les activités que j’arrive à peu près à gérer sans perdre mon sang froid, force est de constater que ça ne remplit pas DU TOUT une journée entière :

  • Construire un château en Duplo : 20 minutes (au-delà, je m’endors)
  • Préparer un gâteau au chocolat : 30 minutes (sans compter le nettoyage de la cuisine après que Numérobis ait cassé les oeufs lui-même ^^)
  • Lire des histoires : 45 minutes (réparties sur la journée, hein, pas d’une seule traite)
  • Faire une balade en trottinette : 45 minutes (oui, SEULEMENT 45 minutes : comme je dois pousser Numérobis les trois quarts de la promenade, mon dos ne tient pas le coup plus longtemps)
  • Jouer à passer l’aspirateur : 30 minutes (le kiff de Numérobis en ce moment, c’est de passer l’aspirateur ; alors évidemment, vous pensez bien que j’en profite pour allier l’utile – pour moi – à l’agréable – pour lui. Machiavélique, vous avez dit ?)

Bref. Mis bout à bout, avec les siestes, les repas et les bains en moins, j’ai rempli au maximum une journée et demie. Lire la suite…

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Virginie Delage, blogueuse : “Je veux être épanouie à la maison et au boulot !”

À 37 ans, elle vient de remporter le prix « écrire aufeminin » et s’apprête à relever un sacré challenge : écrire un livre. Cette blogueuse, maman de deux petits garçons, considère ce prix comme le signe qu’elle peut réaliser un rêve et être une maman épanouie.

Virginie, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis une maman : c’est drôle, c’est ça qui vient en premier ! J’ai été salariée pendant des années dans le domaine du web, et je viens de quitter mon poste pour me mettre à mon compte. Cette décision est le fruit d’une mûre réflexion et d’un constat : pour m’épanouir, j’ai besoin de liberté !

Depuis que j’ai ouvert mon blog il y a presque trois ans, je vois des tas de mamans qui témoignent des difficultés qu’elles rencontrent pour conjuguer travail et vie de famille, qui se plaignent de ne pas voir assez leurs enfants… Moi, je n’ai plus envie de me conformer à des horaires de bureaux qui ne me permettent pas de m’occuper de ma famille comme je le voudrais.

C’est peut être utopique, mais en ce moment, je veux tout : m’épanouir personnellement ET professionnellement. Lire la suite…

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Juste claquée

Le linge qui traîne

Les paires de chaussettes à reconstituer

Les 3 pantalons à repriser aux genoux

Le sol de la cuisine couvert de poils de chiens

Le lavabo de la salle de bains maculé de dentifrice

La vaisselle qui s’entasse dans l’évier de la cuisine…

Ce matin, c’est tout ce que je vois. Tout ce qui me saute aux yeux, ce sont ces “détails”, ces choses à faire. Des corvées qui se rajoutent à la liste, déjà longue, de mes missions du jour.
Encore sous les draps, j’ai le sentiment d’étouffer. Mon corps est encore endormi mais mon esprit 100% réveillé. Lire la suite…

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Sophie Pourny : “Je veux encourager les femmes à découvrir leurs talents !”

Sur son blog, elle se présente comme “quarantenaire décomplexée”. Sophie Pourny, maman de 2 enfants de 13 et 11 ans, a lancé son activité de coaching il y a un an, avec pour mission d’aider les femmes à lutter contre leur sentiment d’illégitimité.

Sophie, qui êtes vous ?

Une maman qui a compris que son propre épanouissement allait servir à ses enfants et à sa vie de famille. Ça, je peux le dire aujourd’hui, mais ça m’a pris du temps ! En s’observant avec un peu de recul, on se rend compte que quand on n’est pas bien (dans son boulot ou dans ses baskets), ça a une influence directe sur la vie de famille… Pour moi, être “pas bien”, ça signifie : je râle, ça monte dans les tours et ensuite je m’en veux ! Le genre de moment que je partage sur mon blog de maman depuis trois ans.

Pourquoi ce blog ?

Au départ, j’avais envie de partager ma vie de maman avec beaucoup d’autodérision : je voulais que ça soit décalé, un peu fun. J’ai écrit un article sur les poux parce qu’on en avait chaque semaine : je me suis lâchée, et ça m’a fait un bien fou ! Sur le blog, j’ai aussi partagé mes questionnements par rapport à mon travail et à une éventuelle reconversion : j’y ai d’ailleurs annoncé que j’allais me former au coaching. J’ai parlé de toutes les étapes de ce changement : quitter son boulot, se retrouver chez soi, reprendre une formation, etc… Lire la suite…

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« Comment tu fais ? »

« Comment tu fais ? »

Cette question, posée récemment par une connaissance, m’a fait réfléchir. Elle m’a d’abord renvoyé une image de « femme qui gère » alors que, le plus souvent, j’ai juste l’impression de m’en sortir à peine.

C’est en tous cas mon sentiment général, en ce début d’année. Voici mes circonstances du moment :

  • Un fabuleux souvent en déplacement et qui, quand il n’est pas à l’autre bout de l’Europe, rentre de plus en plus tard du boulot ;
  • Des rendez-vous récurrents pour mon aîné différent, auxquelles se rajoutent des tracas administratifs incessants
  • Un cadet en pleine période de demande d’attention qui ne me décolle pas d’une semelle et qui, dès que j’ai le dos tourné (ou les yeux rivés sur mon smartphone^^), me rappelle gentiment à l’ordre en vidant son verre d’eau sur le carrelage / la boîte de cacao dans la poubelle, en dessinant sur les murs de sa chambre ou en les attaquant carrément au marteau ;
  • Une vie professionnelle trépidante, passionnante mais remplie de défis ;

Au milieu de tout ça, j’ai parfois le sentiment de surnager…

…d’assurer le minimum syndical, notamment en me mettant sur pilote automatique.

Et pourtant : dans cette question posée, on sentait poindre une once d’admiration.

Moi, admirable ? Laissez-moi rire !

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Caroline Fourment : « Avec la Mère coupable, je veux aider les mamans à prendre du recul »

Sa communauté Facebook de 250.000 membres raffole du ton décalé et volontiers humoristique avec lequel elle évoque les aventures de la vie de maman. Conversation avec Caroline Fourment, aka “La Mère coupable”.

Caroline Fourment, qui êtes-vous ?

Je suis maman avant tout ! J’ai 3 enfants qui ont 15 ans ½, 12 ans ½ et 8 ans… et un conjoint.

Jusqu’à la naissance de mes filles, je travaillais dans une agence de marketing direct en tant que rédactrice. Ce métier que j’aimais beaucoup impliquait beaucoup de trajets au quotidien, je me suis donc installée comme rédactrice indépendante en travaillant chez moi. Il y a 9 ans, avec l’explosion d’internet, je me suis orientée vers la rédaction web, spécialisée dans la presse parentale.

Qu’est-ce qui vous a poussée à ouvrir un blog ?

J’aime travailler à la maison mais je suis assez bavarde et l’ambiance de bureau me manquait…pour éviter de parler aux murs, j’ai créé un blog de maman il y a presque 5 ans, pour pouvoir raconter mon histoire, mon vécu, mais aussi pour échanger avec d’autres mamans. J’avais envie d’écrire des choses plus personnelles.

Après la naissance de mon 3ème enfant, j’ai continué à travailler et j’ai pas mal développé ma page Facebook parce que j’aime ça. Les réseaux sociaux m’ont aidée à parler directement à mes lecteurs.

Mes expériences, les autres les vivent aussi, donc on partage énormément. Les femmes se reconnaissent. Lire la suite…

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Comment j’ai appris à appuyer sur le bouton “pause”

Il est 19h40 et je veux juste qu’ils dorment. Qu’ils se lavent les dents sans râler. Qu’ils aillent faire pipi. Qu’ils ne réclament pas une autre histoire. Qu’ils ne me rappellent pas pour un énième verre d’eau.

Je veux juste la paix.

Me glisser sous mes draps, m’endormir et oublier. Oublier cette journée. Oublier mes cris, oublier mes soupirs. Stopper le pilote automatique que j’ai enclenché dès le moment où j’ai posé le pied par terre.

Je suis fatiguée, bien sûr. Mais surtout submergée par la honte : j’ai le sentiment de juste avoir envie de me débarrasser de mes enfants et de fuir. Dans le sommeil, dans une tablette de chocolat ou dans un film totalement naze qui m’abrutira pour me faire oublier à quel point je me sens nulle. Lire la suite…

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Ce que je (me) souhaite pour 2019

De la soupe. En ce soir de début janvier, tout ce à quoi mon estomac aspire, c’est de la soupe. Après le marathon gustatif des fêtes (allez, soyons honnête, on peut carrément parler de suicide gastrique à la mode alsacienne), je ne rêve que de légumes et de fruits sous toutes leurs formes : crus, cuits, en compote ou en smoothie. Pourtant, il y a encore des restes. Mon frigo regorge de mont d’or, de truite fumée et autres marrons glacés à terminer. Mais mon estomac n’en peut plus : il demande une trêve.

Même chose pour mon cerveau : il a besoin d’une pause.

À l’aube de chaque année (approximativement aux alentours du 2 janvier), je me retrouve face au même mécanisme, épuisant les dernières pauvres petites réserves d’énergie qui me restent après un mois de décembre mené tambour battant et une période de fêtes en famille certes sympathique mais qui me met en général sur les rotules : mon esprit prend toute la place et se met à broder autour du thème de la nouvelle année. Alors que je me sens à plat, lui se porte comme un charme, échafaudant les scénarios les plus farfelus. Lire la suite…

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Clotilde Dusoulier : “Nos pensées créent notre réalité”

© Fabien Courmont

À 38 ans, Clotilde Dusoulier, auteure culinaire, blogueuse et maman de deux petits garçons, partage ses découvertes en matière de développement personnel. Depuis avril 2017, les épisodes de Change ma vie : Outils pour l’esprit* qu’elle publie chaque jeudi ont été écoutés 2,7 millions de fois. Au menu de ses réflexions : l’image de soi, notre relation aux autres ou encore la gestion de nos émotions. Rencontre avec une mompreneuse dynamique qui s’est réconciliée avec ses émotions.

Comment présenter votre podcast en quelques mots ?

Dans « Change ma vie », je m’attache au bénéfice de la responsabilité : je fais valoir aux auditeurs les avantages qu’il y a de prendre la responsabilité de ce qui leur arrive.

En étant responsable, on a un levier : c’est là que se concentre toute notre liberté. Quand on se place en tant que victime, on ne peut plus rien faire. Je veux inviter chacun à reprendre sa place, avec les cartes qui lui ont été données. Pour moi, rester acteur, c’est la clé de tout.

Notre épanouissement, c’est à nous de le créer ! Si on veut le ressentir, il faut le créer intentionnellement car notre cerveau est programmé pour gérer notre survie, pas notre épanouissement ! À nous de nous procurer le mode d’emploi pour mettre à profit ce fonctionnement pour vivre la vie dont on a envie. Lire la suite…

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Le sapin, côté verso

J’adore le sapin de Noël. Pas les sapins de Noël en général : LE sapin de Noël en lui-même.

J’aime tout le concept :

L’étoile en haut de la cime, les guirlandes – lumineuses ou pas – les boules – magnifiques en verre ou assez moches en papier mâché, confectionnées par les enfants – l’odeur qui envahit le salon, les épines qui jonchent le sol au bout de trois jours.

Quand j’étais petite, je passais un mercredi après-midi chez mes grands-parents spécialement pour l’occasion : décorer leur sapin. Il était absolument énorme, pas riquiqui posé sur une table basse comme chez mes parents. Ses branches envahissaient tout le salon. Ses décorations remplissaient deux cartons entiers que mon grand-père remontait de la cave avec toutes les peines du monde. Lire la suite…

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Corvée de cadeaux

Décembre, c’est le mois des questions. Celles qui vous occupent l’esprit pour ne plus le quitter. Qui ne vous laissent pas de répit, encore moins à 4 heures du matin.

Il y a d’abord LA question : que va-t-on donc bien pouvoir offrir à ces enfants déjà archi-pourri-gâtés dont les chambres débordent de jeux en tout genre ? Et encore, moi, j’ai à peu près une vague idée d’un truc simple à leur offrir et qui leur ferait plaisir… mais il faut en plus donner des idées aux grands-mères, aux parrains et marraines, aux oncles et tantes : autant vous dire que trouver des idées va me causer quelques insomnies de plus !

Bref, un cauchemar.

Vient ensuite la question subsidiaire : et le Fabuleux ? Que lui offrir ? Personnellement, c’est mon angoisse à chaque Noël (et à chaque anniversaire) : Monsieur n’a jamais envie de rien. Enfin, si, il peut avoir une envie, mais il la révèlera approximativement, après mûre réflexion, aux alentours du 8 janvier : et moi, à tous les coups, j’aurai tapé à côté. Et si vous commettez l’affront de lui offrir un vêtement, il vous en fait le reproche pendant les 364 jours suivants. Lire la suite…

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Aider ou être aidée ?

Telle est la question.

C’est en tous cas la question du moment chez les Fabuleuses. Depuis quelques semaines maintenant, on vous parle d’aide, d’écoute active, d’entraide entre mamans. On vous a concocté un ebook, on prépare même un événement.

On vous explique que vous pouvez aider.

Pour apporter ma petite pierre à ce nouveau fabuleux édifice, j’ai envie de vous raconter une petite histoire. Celle d’un coup de fil reçu au printemps dernier.

Voici la situation : je profite d’une semaine sans enfants – chose rare et précieuse – pour m’offrir une balade sur la plage après le travail (car oui, si je n’ai ni la chance de pouvoir sortir au théâtre un soir de semaine ni la possibilité de me faire livrer des sushis à domicile, j’ai le privilège d’habiter près de l’océan).

C’est alors que mon téléphone se met à vibrer. Lire la suite…

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“Le cycle menstruel n’est pas une punition !”

Gaëlle Baldassari accompagne les femmes pour mieux comprendre leur cycle menstruel. Coach physio comportementale, elle veut leur permettre de découvrir que leur cycle agit comme un coach interne puissant, efficace et gratuit !

Vous comparez le cycle à une session de surf. Pourquoi ?

Cette métaphore m’est venue comme une évidence : elle était assez imagée, mais aussi dénuée de toute croyance. Dans une session de surf, on alterne plusieurs phases, dont certaines sont très énergiques, et d’autres faites d’attente et de repos. Quand on voit la vague arriver, on est d’abord en pleine prise d’élan, on rame de toutes nos forces ! Ensuite, debout sur notre planche, on rayonne, on profite, puis on se retrouve dans le tube de la vague. Enfin, après avoir pris la vague, on est posé sur notre planche et on se repose. Cet enchaînement reflète parfaitement ce qui se passe au cours d’un cycle : on est pleines d’énergie, puis on rayonne, puis on est secouées par nos émotions et enfin, on se repose. Lire la suite…

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« On s’organise comment, pour Noël ? »

C’est, en substance, le message reçu par une amie proche de la part de sa belle-sœur. On est mi-novembre. Elle l’a reçu il y a un mois. Voilà donc la situation : mi-octobre – soit plus de 2 mois avant l’échéance – cette amie devrait déjà avoir :

  • décidé de son jour de trajet pour rejoindre sa belle-famille,
  • arrêté la liste de cadeaux prévue pour ses enfants, pour ceux de sa belle-sœur
  • défini le menu du réveillon, bien évidemment.

Au détour d’une conversation, je raconte l’anecdote à une autre amie. Elle me répond :

« Moi, je vais fêter Noël sept fois, cette année. »

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Il ne parle pas

Alors, ta journée ?

LA question semble ne pas bien tomber, ce soir. Je retenterai le coup plus tard. Oui, plus tard. Il y a quelques années, je n’aurais pas retenté le coup « plus tard », j’aurais rongé l’os jusqu’à atteindre la moelle, et TOUT DE SUITE.

J’aurais posé la question à mon Fabuleux, encore et encore, avec ses variantes :

Il y a eu un souci ?

Le boulot, ça s’est passé comment ?

Ta réunion s’est déroulée comme tu voulais ?

Sans réponse, la phase « vénère » aurait immédiatement succédé à la phase questionnement :

Mais pourquoi tu ne me racontes jamais rien ?

Sympa, la soirée face à un mur !

Qu’est-ce que j’ai fait ?

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Mode bienveillance requis

Retour à la maison après une longue journée de travail. Alors que le jour décline et que le thermomètre affiche des valeurs hivernales, je n’ai qu’une seule envie : me lover dans le canapé sous un plaid moelleux avec mon livre du moment.

Un cadeau que je peux exceptionnellement m’offrir :

les enfants passent quelques jours de vacances chez leur grands-parents. Avec la ferme résolution de passer un 18-20 réunissant tous les éléments échappant à mon quotidien de maman – à savoir : calme, sans horaire à respecter, sans repas à anticiper – , j’enclenche la bouilloire pour accompagner ce moment de kiff d’un bon petit thé.

Me voilà à peine installée dans le canapé que, déjà, je me relève : j’ai oublié d’ouvrir le courrier. Dans la pile, une lettre administrative à en-tête officiel qui n’augure rien de bon. Le temps de parcourir le courrier, mon plan « kiff à bouquiner dans le canapé » tombe à l’eau.

Une tracasserie administrative supplémentaire concernant le dossier médical de mon aîné. Alors que les démarches devenaient, depuis quelques mois, plus légères et moins fréquentes, ce courrier douche, en quelques lignes seulement, l’espoir d’entrevoir la fin d’un morceau de notre parcours du combattant.

Me voilà envahie par une litanie de pensées.

« Encore un dossier à gérer »

« Encore des démarches et des rendez-vous »

« Il va falloir établir une stratégie »

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Soulagée, pas délivrée

Nous approchons. À l’arrière de la voiture, les enfants le sentent et s’agitent. Numérobis se fend d’un énième

« On arrive bientôt ? »

Sous les frondaisons, le petit chemin de terre apparaît bientôt et, avec lui, les vacances de mon enfance :

  • les parties de cache-cache dans la sous-pente,
  • les cabanes dans les bois,
  • les pique-nique au bord de l’étang,
  • les constructions d’écluse dans les cours d’eau,
  • les goûters avec les cousins,
  • les petits déjeuners interminables,
  • les soirées jeux de société au coin du feu.

Comme à chaque arrivée, un doux sentiment m’envahit : celui de l’appartenance et de la transmission.

Je suis heureuse que mes enfants vivent ici, eux aussi, des moments simples qui, au fil des ans, les attacheront à ce lieu emblématique de ma famille devenu son point de ralliement : la maison de famille.

Nous ouvrons la porte qui, depuis que je l’ai franchie alors que j’avais à peine quelques jours, émet toujours le même grincement sec. L’odeur qui saisit mes narines est semblable à celle qui règne ici à chaque début d’automne : celle du bois sec mêlé au parfum des pommes fraîchement cueillies.

Les garçons, eux, ont déjà filé à l’étage où ils retrouvent boîtes de Duplo et albums du Père Castor quinquagénaires.

Entre les balades dans les chemins couverts de feuilles mortes et les visites chez les cousins, le week-end file à toute allure et, bientôt, vient l’heure de la séparation.

Vacances scolaires obligent, nous laissons les garçons pour une grosse semaine à leurs Fabuleux grands-parents.

Place au ballet du départ.

Dernier câlin pour le petit comme pour le grand, dernière précision quant à la localisation du cahier de textes et des chaussons, dernier conseil de fille à mère pour gratter un quart d’heure de sommeil le matin, et nous voilà, mon Fabuleux et moi, en route vers…

….la liberté ?

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Tu veux combien d’enfants ?

Ça paraît anodin, comme ça, mais ça ne l’est pas. Ce genre de petite question posée juste comme ça, histoire de. Histoire de faire la conversation ; histoire de dire quelque chose ; histoire de paraître concerné ; histoire de se projeter, aussi. Certainement.

« Tu veux combien d’enfants ? »

Et ses variantes :

« Quand tu étais petite, tu t’imaginais avec combien d’enfants ? »

« Avec ton Fabuleux, c’est quoi votre chiffre ? »

Cette question – et ses variantes – je la trouve d’une violence extrême. Car pour moi, elle dépasse de beaucoup la simple curiosité : elle me paraît intrusive, impudique, déplacée.

J’y vais un peu fort ? Peut-être, mais j’assume.

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Café 13

Rencontrer sa maîtresse, le stress

Chaque année, c’est la même chose : quelques semaines après la rentrée, je demande à rencontrer la maîtresse de mon grand (mon fabuleux enfant différent) pour faire le point. J’ai beau avoir déjà quelques rentrées à mon actif, force est de constater que je n’y arrive toujours pas avec le cœur léger. C’est même carrément le contraire.

Voilà le topo : tout le week-end, j’ai ruminé.

Tout le week-end, je l’ai observé, surtout pendant les devoirs. Je devrais plutôt dire : pendant l’épreuve des devoirs. Relancer son attention, le guider sans le brusquer, l’encourager sans le survaloriser. Et hier soir, dimanche, en me glissant sous les draps pour me requinquer et attaquer la semaine en forme, boule au ventre et pensées en boucle.

L’institutrice sera-t-elle à l’écoute ? Et moi, comment veiller à être aussi à l’écoute de ses observations, de ses questions ? Comment présenter les choses sans les asséner ?

Comment paraître concernée mais pas pénible ?

J’en ai trop entendu, des histoires de parents surprotecteurs et d’instit excédées par les mères poules convaincues que leur enfant est totalement hors norme…

Je tourne et vire dans le lit. Le sommeil finit par m’emporter pour quelques heures de répit. Au réveil, toujours la boule au ventre. Lire la suite…

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Des spéculoos sur la banquette arrière

Je suis à la bourre. Gravement à la bourre.

Je vous fais le topo : je quitte mari, enfants, chien et poules pour 48 heures. Oui, je sais, c’est le rêve. Sauf que je dois absolument quitter la maison dans les cinq minutes qui viennent, sinon je vais faire poireauter les quatre personnes venues de l’autre bout de la France qui m’attendent à la gare.

Il ne me reste qu’une dernière chose à faire (après avoir saoulé mon Fabuleux avec une énième recommandation alors qu’il va gérer comme un chef) : retirer siège auto et rehausseur pour faire de la place sur la banquette arrière…

et, accessoirement, éviter de devoir faire demi-tour dans vingt kilomètres parce que mon Fabuleux m’aura appelé :

« T’es partie avec les sièges ! Je fais comment pour partir en balade avec les garçons ?? »

(Ne pas oublier que même s’il va gérer comme un chef, il m’en veut un peu de quitter le navire, même si c’est tout à fait inconscient)

Bref, revenons à ma banquette arrière. Je perds trois litres de sueur à simplement défaire les ceintures transférer les sièges dans la voiture de mon Fabuleux… Lire la suite…

Café 11 photo

Tenir toute l’année, c’est possible ?

« Pas trop dure, la rentrée ? »

C’est LA phrase du moment. Je lui ai décerné ce titre après l’avoir entendue à peu près partout. A la boulangerie, à la sortie de l’école, à la poste (oui, oui), au bureau et dans à peu près toutes mes conversations téléphoniques depuis le 3 septembre. À cette question qui figure sur toutes les bouches, les réponses varient assez peu :

  • « C’est tendu »
  • « Je cours sans arrêt »
  • « Je suis sur les genoux »
  • « Jamais on ne tiendra sur la longueur »
  • « Les enfants sont déjà crevés »
  • « Vivement les vacances », etc.

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Mon mec me fait rire

Les enfants sont couchés.

Alors que nous débarrassons la table du dîner, mon Fabuleux raconte une anecdote du boulot. Et là, la chute :

« Alors tu comprends, le mec était fier comme s’il avait un bar-tabac ! »

Comprendre : il était fier comme Artaban. Un jeu de mots élaboré par Coluche il y a presque trente ans. Coluche qui fait partie de mon quotidien depuis presque dix ans, puisque mon Fabuleux l’emploie – presque – à toutes les sauces.

Exemple : Notre aîné termine une tour de Kapla. Son père et moi sommes sommés de tomber ébahis devant tant d’ingéniosité. Débriefing de la situation par mon Fabuleux :

« Il a cru qu’il était sorti de la cuisine à Jupiter ? »

Comprendre : sorti de la cuisse de Jupiter. Encore une colucherie que mon Fabuleux aime manier à tout bout de champ.

Je dois avouer que c’est une des choses qui m’ont attirée chez lui.

Son humour. Sa répartie. Certainement parce que j’en manque ! Petite, on me disait susceptible, dépourvue d’humour sur moi-même. Ça n’est pas faute d’avoir été à bonne école avec mes frères, mes cousins et mes oncles. Mais bon, apparemment, ça n’a pas suffi : j’ai tendance à me vexer facilement et à prendre les choses très à cœur (surtout quand je suis dans ma belle-famille, j’avoue). Lire la suite…

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Les (fameux) pleurs de l’école

« Non, maman, pas travailler ! »

Je m’accroupis pour le serrer dans mes bras et l’embrasser dans le cou. Un long câlin qui ne le calme pas, bien au contraire. Le voilà désormais agrippé à moi. Ses larmes coulent le long de ses joues rebondies. Après lui avoir bien expliqué que « maman revient bientôt » et qu’il va bien s’amuser avec ses copains, je lui adresse un dernier au revoir de la main, envoie un bisou en l’air et tente de m’éloigner. Peine perdue : il me court après jusque dans l’escalier.

Depuis maintenant une semaine, cette scène se reproduit chaque matin.

Je dois me rendre à l’évidence :

malgré ce que j’avais imaginé, cette première rentrée à l’école est une épreuve pour Numérobis. Alors que je le sentais fort, petit garçon indépendant et fonceur, son entrée en petite section révèle un enfant émotif et qui a du mal à quitter ses parents. Car la scène de séparation avec son Fabuleux papa fut la même le matin où il l’a emmené à l’école. Lire la suite…

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Moi, maman sans copine devant le portail

La demie va bientôt sonner.

Je regarde le trottoir se remplir de parents. Ceux qui ont attendu ce moment toute la journée : l’ouverture du portail de l’école. Ceux qui sont encore happés par leur travail et qui pressent le pas pour éviter un retard qui, le premier jour, serait franchement mal venu… et mal vu. Mais surtout, il y a les mamans qui papotent. Elles se racontent leur été, échangent sur le matin de ce jour si particulier : il a fallu les lever à 7 heures, autant dire un exploit après deux mois de grasses mat’ !

Je sens mon cœur se serrer et la nostalgie monter en moi :

sur ce morceau de trottoir, dans la douce lumière de cette fin d’après-midi de septembre, je suis bel et bien seule. Seule avec ces sentiments mêlés : joie et appréhension de les retrouver. Seule, aussi, avec toutes ces questions : Numérobis a-t-il pleuré toute la journée ? A-t-il dormi à la sieste ? A-t-il obéi un minimum ? Et comment se sont passées les retrouvailles de mon aîné avec son AVS ? Et sa « rencontre » avec sa nouvelle maîtresse ? Lire la suite…

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Le bilan de l’été

Les cartables sont (presque) prêts,

les étiquettes autocollantes dégainées à tout bout de champ et le bronzage commence à s’estomper. Dimanche soir, à la veille de reprendre le boulot, incapable de m’endormir, je me suis posé cette question : quel est le bilan de mon été ?

Au lieu de laisser mon esprit divaguer dans tous les sens et de ne jamais trouver le sommeil, j’ai donc pris mon carnet et mon stylo pour me lancer dans une check-list de cet été qui s’achève.

Dans l’ordre croissant (du moins sympa au carrément top),

voilà ce que j’ai vécu cet été, que j’en sois fière ou pas : Lire la suite…

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Apocalypse now

Rendez-vous à 17 heures au bord de la piscine après avoir pris possession de vos chambres !

Sur le papier, ça avait l’air génial :

3 jours de réunion de famille dans un hôtel avec piscine. Mais quand j’ai vu ma cousine – sans enfants – descendre de sa chambre avec un mini sac (trop mimi), sa crème solaire, son roman et ses écouteurs, j’ai pris en pleine face le fait que mon programme serait bien moins farniente (dans sa version Mojito) que le sien.

Mettre les brassards avant qu’ils ne plongent dans l’eau, remonter dans la chambre chercher les biscuits pour le goûter (heureusement que j’ai pensé à en apporter), monter avec la mauvaise clé, donc redescendre… et enfin, m’asseoir sur le bord de la piscine pour les surveiller tout en papotant avec ma tante.

Profiter de cette fin d’après-midi estivale les doigts de pied dans l’eau : finalement, pas mal ce programme !  Lire la suite…

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Comme un parfum d’été

J’ai toujours aimé ouvrir les tiroirs grinçants des maisons de famille dans lesquelles j’ai la chance de séjourner chaque été.

Je le confesse, c’est un vilain défaut. Pourtant, j’ai beau me dire que je connais leur contenu par cœur, je tombe toujours sur des pépites. Ainsi, l’autre jour, en fouinant dans mon ancienne chambre d’adolescente, je suis retombée sur une bouteille de parfum au design un peu rétro : « Parfum d’été ». Délicatement, j’ai ouvert la fiole pour humer la fragrance de mes années lycée.

C’est drôle, me suis-je dit, ça ne sent pas du tout comme ça, l’été !

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