Anna Latron

Anna Latron
Depuis plus de 10 ans et après une école de journalisme, Anna Latron met sa plume au service de l’information en collaborant à plusieurs magazines, sites et radios. C’est en réalisant un dossier sur l’imperfection heureuse qu’elle rencontre Hélène Bonhomme dont elle est aujourd’hui collaboratrice, notamment pour le programme de formation continue du « Village ». Mariée à son Fabuleux depuis 9 ans et après avoir traversé un cancer, Anna débarque dans l’univers de la maternité il y a 6 ans en devenant maman d’Alexis, atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. Une confrontation à la différence qui met cette jeune maman face à un défi : accepter les limites de son enfant, mais surtout les siennes, en choisissant la voie de la liberté ! Quant à Aymeric, le petit frère d’Alexis, c’est un fabuleux bêtisier de 2 ans qui pousse sa maman à persévérer dans l’acceptation de sa propre imperfection !

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HB - article perntsprofs

La réunion de rentrée

Pour les uns, ça sera :

“Encore une réunion ? Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de mes enfants pendant ce temps-là ?”

Pour d’autres, ça réveillera de mauvais souvenirs :

une fois assis sur leurs petites chaises, on se retrouve un peu tous comme des enfants face à leur maîtresse. Hop, d’un bond, on se retrouve plus de vingt ans en arrière.

Pour d’autres, ce moment passé dans la salle de classe réveillera des souvenirs enfouis sous les rides et les années : à titre personnel, voir les peintures accrochées aux murs de la classe m’aide à retrouver mon enfance dans les classes, d’autant plus que je n’ai strictement aucun souvenir de mes années en maternelle.

Pour d’autres encore, la réunion de rentrée est un incontournable qui permet de les rassurer : rencontrer l’instit, c’est aussi un moyen de mettre un visage derrière un nom, de nouer un premier contact avec la personne qui est chargée d’une fabuleuse mission pour cette année.

Pour moi, c’est un peu tout à la fois.

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Il fait froid

Je l’ai senti au petit matin, en ouvrant mes volets : à 7 heures, il faisait encore nuit.

Je l’ai senti quelques instant plus tard, en sortant de la maison : dare dare, j’ai ramené mes deux lascars à l’intérieur et les ai aidés à enfiler une paire de chaussettes (elles sont trop petites, d’ailleurs, il va falloir penser à sortir la taille au-dessus).

Je l’ai senti ces derniers jours, au fil des conversations :

– Fait frais, ce matin !
– Va falloir sortir la petite laine…
– Ohlala, les jours qui raccourcissent, ça me déprime !

Je l’ai senti en écoutant la radio :

“6° ce matin à Calais : est-ce déjà l’hiver ?”

“Pour les abeilles, c’est déjà l’hiver !”

À ce rythme-là, dans quelques petites semaines, on va nous parler préparatifs de Noël et épidémie de grippe.

Et moi qui me réjouissais d’arborer mon – léger – bronzage pendant quelques semaines encore. Il va pourtant bien falloir me faire une raison : oui, les beaux jours sont derrière nous. Je m’arrête là ou je continue à me lamenter sur la fin des apéros, des bains de soleil et des robes légères ? Lire la suite…

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Les (fameux) pleurs de l’école

« Non, maman, pas travailler ! »

Je m’accroupis pour le serrer dans mes bras et l’embrasser dans le cou. Un long câlin qui ne le calme pas, bien au contraire. Le voilà désormais agrippé à moi. Ses larmes coulent le long de ses joues rebondies. Après lui avoir bien expliqué que « maman revient bientôt » et qu’il va bien s’amuser avec ses copains, je lui adresse un dernier au revoir de la main, envoie un bisou en l’air et tente de m’éloigner. Peine perdue : il me court après jusque dans l’escalier.

Depuis maintenant une semaine, cette scène se reproduit chaque matin.

Je dois me rendre à l’évidence :

malgré ce que j’avais imaginé, cette première rentrée à l’école est une épreuve pour Numérobis. Alors que je le sentais fort, petit garçon indépendant et fonceur, son entrée en petite section révèle un enfant émotif et qui a du mal à quitter ses parents. Car la scène de séparation avec son Fabuleux papa fut la même le matin où il l’a emmené à l’école. Lire la suite…

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C’est comme ça !

Matin de la rentrée. Tous les parents et les enfants sont réunis dans la cour de l’école. Et lequel court dans tous les sens et saute depuis les bancs ?

C’est le mien.

Lequel interrompt la directrice en plein discours pour lui donner un gros bisou ?

C’est le mien.

Lequel refuse de dire bonjour à ses copains qu’il n’a pas vus depuis 2 mois ?

Encore le mien.

Lequel boude parce que sa trousse n’est pas remplie comme il voulait (“ils sont où, mes stylos quatre couleurs ??).

Toujours le mien.

Sortie du premier jour d’école.

“Maman, mon goûter !”

(Merci mon chéri, j’ai passé une bonne journée. Et toi, tu es content d’avoir retrouvé les copains et tous les jeux de la classe ?) Lire la suite…

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Les complexes, au feu !

En début d’été, je m’étais lancée ce défi : assumer ma poitrine menue qui me complexe tant en portant un maillot de bain sans rembourrage. Un “body challenge” facile à relever, me direz-vous, mais qui représentait un vrai défi pour moi qui, durant de nombreuses années, restais enfouie sous des paréos informes dès que j’étais obligée de me dénuder sur la plage.

Pour vous dire à quel point j’étais atteinte : la plage était pour moi une épreuve à laquelle je ne me soumettais que de mauvaise grâce, en trouvant toujours une bonne excuse pour ne pas y aller :

  • Je dois garder les enfants !
  • J’ai mes règles… (si, si, je vous assure)

Et puis il y a quelques mois, ce déclic : ras le bol.

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Le bilan de l’été

Les cartables sont (presque) prêts,

les étiquettes autocollantes dégainées à tout bout de champ et le bronzage commence à s’estomper. Dimanche soir, à la veille de reprendre le boulot, incapable de m’endormir, je me suis posé cette question : quel est le bilan de mon été ?

Au lieu de laisser mon esprit divaguer dans tous les sens et de ne jamais trouver le sommeil, j’ai donc pris mon carnet et mon stylo pour me lancer dans une check-list de cet été qui s’achève.

Dans l’ordre croissant (du moins sympa au carrément top),

voilà ce que j’ai vécu cet été, que j’en sois fière ou pas : Lire la suite…

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Faire taire cette petite voix dans ma tête

Le livre Le pouvoir du moment présent, dont j’ai parlé récemment, est resté longtemps sur ma table de nuit. Très longtemps. Son contenu est si riche – parfois ardu, il faut le dire – que j’ai eu besoin de plusieurs mois pour le terminer. Et depuis que je l’ai refermé, je ne cesse de le rouvrir pour y retrouver l’une ou l’autre phrase. Pour me répéter ces mots qui m’ont marquée.

C’est son écriture très poétique, quasi « mystique » parfois, qui m’a séduit et me séduit encore. J’ai même écrit certaines phrases dans le cahier que je traîne partout et dans lequel je note mes idées et mes pensées. Ces phrases, je les laisse infuser en moi parce que j’ai la certitude que la pensée de Tolle va me nourrir pour de longues années. Parce que j’ai aussi la certitude qu’elle détient une clé pour faire taire cette petite voix dans ma tête. Lire la suite…

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Ode aux grands-mères

Deux mains pour soutenir l’abdomen bronzé. Habituer le petit corps au remous des vagues, donner la confiance suffisante qui lui permettra d’oser les premières brasses.

Deux yeux pour surveiller les pas mal assurés au ras des vagues. Sourire pour encourager ensuite l’escalade de la dune.

Des lèvres pour embrasser le genou blessé par la chute dans les ronces. Remettre en selle pour continuer la balade à vélo dans la fraîcheur du soir.

Ces mains, ces yeux, ces lèvres, je les observe au fil de l’été :

Elles sont marquées de légères taches brunes ; ils sont un peu cachés derrière des lunettes de vue ; elles sont doucement tannées par les années. Ce sont les mains, les yeux et les lèvres de leurs grands-mères, de nos mères, de nos belles-mères, de nos tantes, ou d’inconnues croisées au hasard d’une promenade… Au fil de l’été, je les ai observées. Longuement. Discrètement. Profondément.

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Apocalypse now

Rendez-vous à 17 heures au bord de la piscine après avoir pris possession de vos chambres !

Sur le papier, ça avait l’air génial :

3 jours de réunion de famille dans un hôtel avec piscine. Mais quand j’ai vu ma cousine – sans enfants – descendre de sa chambre avec un mini sac (trop mimi), sa crème solaire, son roman et ses écouteurs, j’ai pris en pleine face le fait que mon programme serait bien moins farniente (dans sa version Mojito) que le sien.

Mettre les brassards avant qu’ils ne plongent dans l’eau, remonter dans la chambre chercher les biscuits pour le goûter (heureusement que j’ai pensé à en apporter), monter avec la mauvaise clé, donc redescendre… et enfin, m’asseoir sur le bord de la piscine pour les surveiller tout en papotant avec ma tante.

Profiter de cette fin d’après-midi estivale les doigts de pied dans l’eau : finalement, pas mal ce programme !  Lire la suite…

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Vivre le moment présent, c’est possible

Je viens de terminer une lecture qui me marquera pour longtemps, j’en suis certaine. Après plusieurs mois – que dis-je, un an ! – je viens de refermer le célèbre livre d’Eckhart Tolle, “Le pouvoir du moment présent”. Que nous dit l’écrivain dans cet ouvrage qui s’est vendu à 3 millions d’exemplaires depuis sa parution il y a plus de 20 ans ?
Seul le moment présent compte, car lui seul peut nous combler et nous donner un sentiment de paix, de plénitude.

Une grosse “claque” pour moi, qui suis rarement là où sont mes pieds.

Je me suis retrouvée dans ce que Tolle décrit quand il nous appelle à faire la distinction entre nos pensées – qu’il appelle aussi notre mental – et ce que nous sommes vraiment. Car c’est notre mental qui nous pousse à nous créer une fausse identité par rapport au monde extérieur. Cette fausse identité, nous la comparons, nous la jugeons et nous la critiquons. Lire la suite…

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Comme un parfum d’été

J’ai toujours aimé ouvrir les tiroirs grinçants des maisons de famille dans lesquelles j’ai la chance de séjourner chaque été.

Je le confesse, c’est un vilain défaut. Pourtant, j’ai beau me dire que je connais leur contenu par cœur, je tombe toujours sur des pépites. Ainsi, l’autre jour, en fouinant dans mon ancienne chambre d’adolescente, je suis retombée sur une bouteille de parfum au design un peu rétro : « Parfum d’été ». Délicatement, j’ai ouvert la fiole pour humer la fragrance de mes années lycée.

C’est drôle, me suis-je dit, ça ne sent pas du tout comme ça, l’été !

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Cet été, j’ose !

À chaque mariage où je suis invitée, j’ai cette curieuse impression d’être déguisée. Pas n’importe comment, je te l’accorde, un peu comme une Cendrillon qui aurait mis sa plus belle robe et qui paraît, du coup, un tantinet gourde et endimanchée. Pour chaque occasion, c’est toujours le même scénario : veille du jour J, je checke les tenues de mes enfants (et pour peu qu’ils soient dans le cortège, je me rends compte avec horreur et désespoir que j’ai totalement oublié d’acheter la paire de petites baskets blanches sans laquelle ils feront grâââve tache dans le cortège), Lire la suite…

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Cet été, je me sers

L’agenda familial de l’été est – chaque année – un tantinet compliqué. Non, en fait, c’est carrément un casse-tête.

Il y a les dates de congés des uns, celles des autres, celles du Fabuleux qui changent jusqu’au dernier moment, les fêtes de famille en plein milieu et autour desquelles il faut s’organiser, les maisons trop petites pour réunir 15 personnes plus de 3 jours sans risquer une Guerre Mondiale intra familiale, etc. Lire la suite…

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Comment décrocher pendant l’été ?

Peut-être es-tu un peu comme moi : tu attends l’été (presque) toute l’année. Tu t’en fais des films, tu anticipes — beaucoup — et tu fantasmes — un peu : tu veux absolument souffler, tu veux te détendre (d’ailleurs, ton mari s’y met aussi en te répétant gentiment “détends-toi !”, ce qui a le don de te faire sortir de tes gonds, non ? En tout cas, moi, si !). Lire la suite…

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7 romans pour un été fabuleux

Voici ma sélection de romans “coup de coeur”, récents ou plus anciens, à lire cet été, sur la plage, dans un transat ou sur le quai d’un train  ! Une fois n’est pas coutume : il ne sera pas forcément question de mères, d’enfants, d’éducation ou de maternité…mais je vous garantis de fabuleux moments de lecture. Lire la suite…

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Body challenge

À mesure que le mercure augmente, dans ma tête, ça commence aussi à s’affoler : il va bien falloir que je sorte mon maillot et expose mon corps aux yeux de tous.

L’été, synonyme de légèreté et d’insouciance, a toujours été pour moi été un moment de stress, mais surtout de “body shaming”.

Késako ? Le body shaming, c’est le courant qui consiste à critiquer ou insulter ouvertement le corps de quelqu’un, ou d’une catégorie de personnes. Que ce soit dans la rue, ou les réseaux sociaux, mais aussi à la télévision ou dans les magazines, ou lors d’un recrutement pour un emploi.

Aujourd’hui je ne veux pas te parler de body shaming en général, mais des effets de ce fléau sur notre dialogue intérieur, et sur le mien en l’occurrence. Lire la suite…

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Non, je ne peux pas tout faire

Il y a quelques années, mon ostéo, après m’avoir remis les cervicales en place pour la énième fois, m’avait fait cette sortie :

« Vous savez comment on appelle ces douleurs cervicales ? »

« Euh… Le syndrome de la femme-qui-en-fait-trop ? »

« Non. Le syndrome d’Atlas. »

Une rapide recherche sur Wikipédia avait permis de rafraîchir mes cours de mythologie grecque. Atlas est un Titan qui apparaît dans plusieurs légendes de la mythologie grecque. Après avoir participé à la révolte des Titans, il se voit condamné par Zeus à porter pour l’éternité la voûte céleste sur ses épaules.

Je me suis répétée cette phrase en boucle :

« Il se voit condamné par Zeus à porter pour l’éternité la voûte céleste sur ses épaules. »

Cette expression “voute céleste”, avec son côté poétique, m’a beaucoup plu. Lire la suite…

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Ce dont j’ai besoin

Je le regarde tournoyer sur lui-même avant d’appuyer sur la sonnette. Il a souvent besoin de cette “bizarrerie” pour se calmer, se changer les idées, mais aussi pour se préparer à la suite. Comme tous les mercredis matins depuis presque cinq ans, j’emmène mon enfant chez le pédopsychiatre. Je sais que nous ne prendrons pas l’escalier – alors même que le cabinet est au premier étage – mais l’ascenseur. Je sais que dans la salle d’attente, il s’assoira sur le même siège que la semaine dernière, après avoir préalablement vérifié que celui-ci est correctement aligné avec le mur.

Suivre la même routine le rassure.

Maintenant que la séance a commencé, j’ai une demi-heure devant moi. J’en profite pour me promener et sentir le parfum des arbres, si délicieux en cette chaude matinée de printemps. Lire la suite…

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Marie-Axelle Clermont : “J’ai appris à dire à mes enfants quand je souffre”

En 2017, Marie-Axelle Clermont a perdu son petit Gaspard, alors âgé de trois ans et demi. Gaspard a trois frères et soeurs aînés qui ont vécu et accompagné sa longue maladie. Ils sont aussi apparus dans le film « Et je choisis de vivre », actuellement au cinéma. Pour les Fabuleuses, leur maman témoigne de cette épreuve de la maladie et du long chemin du deuil, vécus en couple et en famille.

Comment avez-vous accompagné chacun de vos enfants pendant la maladie de Gaspard ?

Quand nous avons appris la maladie de Gaspard en 2014, nos trois autres enfants étaient assez petits (de 8 à 3 ans). En sortant du rendez-vous avec l’équipe médicale, nous avons décidé de leur servir la vérité et de ne pas édulcorer. Nous ne voulions pas leur “mentir” pour qu’ils nous fassent toujours confiance.

Nous leur avons donc dit que leur petit frère était très malade. Ils nous ont posé beaucoup de questions, ce qui nous a aidé car ma deuxième fille a fini par nous demander si Gaspard allait mourir. Je lui ai répondu “oui” et l’instant d’après, les enfants me demandaient un Schoko-Bon ! Comme ils savaient, ils pouvaient repartir sereinement avec les bonnes réponses.

Les enfants n’ont pas cette notion du temps qui peut nous plonger dans l’angoisse : eux, ils vivent juste le moment présent ! Les deux ans et demi de maladie de Gaspard nous ont accompagné, dans le sens où l’on s’est endeuillés avec le temps, au fil des capacités physiques qui disparaissaient peu à peu (la vue, l’ouïe, la déglutition…). On a vraiment passé ces étapes ensemble et on s’est endeuillés un peu plus chaque jour. Lire la suite…

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Amande Marty : “Après la mort de son enfant, on peut retrouver un apaisement et la joie de vivre !”

Amande, à l’initiative du projet “Et je choisis de Vivre”, a perdu son petit Gaspar, décédé à la veille de son premier anniversaire. Cette trentenaire, aujourd’hui maman de deux autres enfants, témoigne du long parcours qui lui a permis de renouer avec la joie de vivre et donne des clés aux personnes endeuillées ainsi qu’à leur entourage.

Votre objectif, dans ce film, est simple : réapprendre à vivre en vous inspirant de rencontres d’autres personnes ayant vécu la perte d’un enfant. Comment avez-vous eu cette idée ?

À la mort de Gaspar, avec mon conjoint, on s’est sentis tellement démunis ! On manquait d’informations sur ce qui nous attendait, sur ce qu’on allait traverser. Ce que nous vivions était tellement intense, tellement difficile, que je me demandais si un apaisement était possible. Nous avons été accompagnés par des thérapeutes, mais je ressentais l’envie de rencontrer des personnes qui pouvaient me dire que ça allait s’apaiser, qu’on allait pouvoir faire des projets, retrouver une joie de vivre… Je me suis dit : si moi j’ai ces sentiments aussi forts, je ne dois pas être ma seule à me poser toutes ces questions ! À l’hôpital, je ressentais déjà cette envie de partager avec d’autres personnes touchées par le deuil. Je me suis rendue compte qu’avec le papa de Gaspar, on avait de la chance d’être très bien accompagnés par nos familles, nos amis et des thérapeutes, mais à l’hôpital, j’ai rencontré des personnes très seules face à la perte de leur enfant. J’ai donc voulu penser ce voyage comme un moyen de partager le soutien que nous avions reçu. Lire la suite…

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J’ai encore perdu mon temps à me comparer sur Instagram

Dans la série, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », voici la dernière en date. Récemment, après une fin de journée assez pourrie – je ne me souviens plus de l’enchaînement exact des événements mais ça devait être, au choix, une prise de bec avec Monsieur ou une énième colère de Numérobis – je me suis mise sous la couette avec un livre, bien décidée à m’offrir le moment calme que l’Univers tout entier semblait refuser de me donner.

C’est alors que la chose s’est produite.

Sans même m’en apercevoir, je me suis retrouvée à scroller pendant plusieurs minutes mon fil Instagram. Mes yeux balayaient l’écran en même temps que mon doigt. Je me remplissais les yeux de belles images, certes, mais celles-ci me ramenaient encore plus cruellement à ma triste fin de soirée. J’avais beau savoir que c’était un moyen d’exorciser, de me changer les idées en voyant de jolies images, que c’était même assez puéril de poursuivre plus d’une minute, je continuais.

Un peu comme si j’avais ouvert un pot de Häagen-Dazs, que je savais que j’allais le regretter, mais que je plongeais encore ma cuillère dans la seule crème glacée capable de me faire tout oublier : la fameuse, l’unique, l’irremplaçable « Macadamia Nut Brittle ».

Quand enfin j’ai eu ma dose, j’ai lâché mon téléphone, le regard encore plus amer sur mon quotidien.

Autant vous dire que j’ai mal dormi.

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« T’es pas ma mère ! »

À travers les rideaux, je peux voir les rayons d’un doux soleil de printemps pénétrer dans la chambre. Je glisse lentement hors du lit.

Alors que je sors de la chambre, une délicieuse odeur vient éveiller mes narines : celle, irremplaçable, de la brioche fraiche qui chauffe dans le grille-pain. Ni une, ni deux, je dévale les marches de l’escalier pour me retrouver dans la cuisine.

Sur la table, un bouquet fait à la va vite avec les fleurs du jardin.

Et aux fourneaux, mes trois hommes.

L’un tient la queue de la poêle, l’autre y verse la pâte et le dernier surveille le bon déroulement des opérations. Tandis que je tire une chaise pour m’asseoir et contempler leur œuvre, ils se tournent vers moi en lançant avec le sourire :

« Bonne fête maman ! »

C’est alors que je me réveille. À travers les rideaux, je peux voir les rayons d’un doux soleil de printemps pénétrer dans la chambre. Je glisse lentement hors du lit. Lire la suite…

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Un anniversaire de mariage pas franchement romantique…

…Et pourquoi ça n’est pas grave.

Ces jours-ci, mon Fabuleux et moi fêtons nos dix ans de mariage. Dix ans à apprendre à se connaître, dix ans à apprendre à se disputer (et ce point-là n’est pas le moindre^^), dix ans à surmonter ensemble les petits et grands bobos de la vie.

Bref, dix ans à éprouver quotidiennement ce « oui » que nous avons échangé un bel après-midi de printemps, dans une petite cabane de pêcheurs sur une presqu’île bretonne.

À l’approche de cette date, je me suis prêtée à l’un de mes exercices préférés depuis toujours : le bilan. Lire la suite…

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Je n’ose pas dire ce que je pense

Le plus souvent, je rigole trop fort. Je commence à parler un peu trop rapidement. Je m’enthousiasme. Je m’emporte.

Je crie, aussi. Bref, je ne suis ni tranquille, ni discrète, ni posée.

La « maman calme » de Florence Foresti, ça n’est pas moi.

La fille qui ne dit jamais un mot plus haut que l’autre, ça n’est pas moi non plus.

La plupart du temps.

Car bien souvent, je me retiens. Je n’en pense pas moins, mais je ne dis rien. Je me tais. Je rumine. À force de tourner ma langue dans ma bouche, aucun son ne sort.

J’en deviens presque hypocrite. Lire la suite…

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Agnès Labbé, auteure : “Mon objectif est de déculpabiliser les parents”

Maman de quatre enfants avec option jumeaux, Agnès Labbé compose depuis quelques temps entre l’éducation bienveillante et la réalité des aléas de son quotidien. Dans son livre paru récemment, « L’éducation approximative ou comment appliquer l’éducation positive dans la vraie vie » (Marabout), elle développe une vision décomplexée de la parentalité, ébauchée dans son blog. Pour notre plus grande joie, elle y respecte ce qui fait son style, entre humour et émotion. Elle nous en dit un peu plus sur sa “méthode”.

Vous avez quatre enfants. Avez-vous toujours imaginé être à la tête d’une famille nombreuse ?

J’ai toujours su que je voulais des enfants, mais je ne m’étais jamais posé la question de combien. C’est lorsque la deuxième a eu 2 ans que j’ai viscéralement eu envie d’un autre bébé. Et avoir 3 enfants me paraissait l’équilibre parfait pour pouvoir concilier famille nombreuse et vie professionnelle. La surprise fut que ce petit troisième tant désiré s’est accompagné d’un petit quatrième puisque j’ai eu des jumeaux ! Lire la suite…

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J’ai mes règles

« Ce matin, je suis épuisée et je me sens inutile. Bref, la déprime. J’ai juste envie de rester dans mon lit. De ne rien faire. Mais je dois me lever. Aujourd’hui encore, je vais devoir lutter… Alors, je serre les dents, je me lève et surtout, j’oublie que j’ai mes règles. »

Voilà ce que je me suis dit pendant des années.

Pendant des années, plusieurs jours par mois, j’ai serré les dents. Lire la suite…

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La résilience est un chemin

Nous avons toutes nos blessures. Nous traversons toutes la souffrance. Nous vivons toutes des épreuves. Pas question ici de les comparer.

Plutôt que de “mesurer ta douleur à celle des autres, ni même de comparer ta manière de la gérer avec celle des autres”, comme le dit si bien Rebecca Dernelle-Fischer, laisse-moi aujourd’hui te prendre par la main et te proposer un petit voyage au pays de la résilience. Lire la suite…

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Les Fabuleuses « pour de vrai »

Ce qui nous motive vraiment, au sein de l’équipe des Fabuleuses, ce qui constitue vraiment le carburant de notre engagement, c’est de vous voir “pour de vrai” :

  • Vous voir sourire.

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Souple et solide à la fois

Ils sont nombreux, ces moments où j’ai envie de crier.

Crier parce que c’est injuste.

Parce que la différence de mon fils – invisible aux yeux de beaucoup – me revient en pleine face à l’occasion de petits détails de la vie sans importance.

Quand, au square, je le vois incapable d’entrer en relation avec un enfant de son âge. Quand, au moment de passer à table, je lui donne l’assiette en plastique bleu – que son frère plus jeune réclame pourtant – parce que je sens qu’il fait une fixation dessus et qu’il n’arrivera pas à passer à autre chose.

Quand il tient des propos curieux pour un enfant de son âge – « néanmoins », « ne serait-ce que » – et que son auditoire reste médusé devant un tel vocabulaire tandis que moi, j’entends les intonations et le style adultes plaqués sur l’histoire maladroite d’un enfant de 7 ans.

Quand j’ai du mal à cacher mon énervement et qu’il me demande, comme pour valider qu’il a bien appris sa leçon : « Maman, tu es fâchée ? Est-ce que c’est bien ça ? »

Je sais désormais que non, ça ne « passera » pas. Lire la suite…

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J’ai laissé mes enfants “s’ennuyer”

J’ai beau crier sur tous les toits que je ne suis pas une experte en pâte à sel et encore moins en peinture sur bois, je me suis souvent retrouvée, à la veille des vacances ou d’un long week-end en solo, confrontée à LA question :

« Comment vais-je les occuper ? »

Une fois additionnées les activités que j’arrive à peu près à gérer sans perdre mon sang froid, force est de constater que ça ne remplit pas DU TOUT une journée entière :

  • Construire un château en Duplo : 20 minutes (au-delà, je m’endors)
  • Préparer un gâteau au chocolat : 30 minutes (sans compter le nettoyage de la cuisine après que Numérobis ait cassé les oeufs lui-même ^^)
  • Lire des histoires : 45 minutes (réparties sur la journée, hein, pas d’une seule traite)
  • Faire une balade en trottinette : 45 minutes (oui, SEULEMENT 45 minutes : comme je dois pousser Numérobis les trois quarts de la promenade, mon dos ne tient pas le coup plus longtemps)
  • Jouer à passer l’aspirateur : 30 minutes (le kiff de Numérobis en ce moment, c’est de passer l’aspirateur ; alors évidemment, vous pensez bien que j’en profite pour allier l’utile – pour moi – à l’agréable – pour lui. Machiavélique, vous avez dit ?)

Bref. Mis bout à bout, avec les siestes, les repas et les bains en moins, j’ai rempli au maximum une journée et demie. Lire la suite…